
ACTIVITE DE SENSIBILISATION ANTI TABAGISME
AUPRES DE JEUNES ELEVES
Les activités de sensibilisation anti-tabagisme menée par l’ATCC auprès d’élèves tunisiens de 6ème année de base se sont déroulées durant l’année scolaire 2008/2009 dans cinq écoles privées dont trois à Tunis, une à la Manouba et une à Bizerte, et ont touchés près de 400 élèves.
Chacune des écoles a été visitée trois fois par un ou plusieurs membres de la pédagothèque :
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prise de contact avec les enseignants, présentation du projet et prise en charge par les instituteurs des différentes étapes du programme anti- tabac
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quelques semaines plus tard, premier bilan de la notion de tabagisme perçue par les enfants d’après leurs réponses à un questionnaire. Chaque enfant est alors invité à choisir un fumeur de son entourage et à le prendre en charge pour l’inciter à supprimer ou au moins à diminuer sa consommation de tabac.
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Quelques mois plus tard, nouvelle rencontre avec les élèves qui tirent le bilan positif, négatif ou mitigé de leur action. Echange d’idées, de recettes. Forte prise de conscience de l’ensemble des élèves : obtenir le sevrage d’un fumeur, c’est une entreprise délicate, jamais gagnée à coup sûr, longue, qui exige de la patience et de la diplomatie. Ce que les élèves ont aimé : l’idée que pour une fois, l’enfant est plus raisonnable que l’adulte, que c’est lui qui doit aider à faire quelque chose de difficile. C’est pour eux une situation nouvelle et excitante.
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Le port d’un badge portant un message anti-tabac a donné lieu à toutes sortes de réactions de la part des adultes de leur entourage, le plus souvent positives.
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Dans certaines classes, les élèves ont monté des sketches ; d’autres ont écrit des textes ; d’autres ont fait des dessins sur le thème du tabagisme. Les meilleurs dessins ont été récompensés par des cadeaux offerts par l’ATCC.
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La plupart des enseignants se sont engagés à faire du 31 mai, journée internationale de lutte anti tabac, une occasion de nouvelles manifestations : expositions, débat, et réactivation de la responsabilité des élèves, en leur rappelant qu’ils demeurent des intermédiaires incontournables de cette action auprès des adultes fumeurs de leur entourage.
Notre premier constat est que la réussite du programme anti-tabac dépend largement de la motivation de l’enseignant : plus celui-ci est convaincu par l’action menée, plus les élèves se sentent impliqués et actifs.
Le second est que si tous les enfants perçoivent le danger du tabagisme, la majorité d’entre eux ne se sentent pas guettés par le risque de devenir eux-mêmes fumeurs. Comment interpréter cela ? Est-ce parce qu’ils se croient armés pour résister à la tentation à laquelle ils seront inexorablement confrontés un jour ? Ou bien sont-ils, malgré leur implication dans ce programme, peu conscients du danger (ça n’arrive qu’aux autres…) ? D’où la question qui induit la suite de notre travail : quel public cibler en priorité ? Les adolescents qui sont, eux, confrontés de façon plus concrète à la réalité du tabagisme ? Ou au contraire, les enfants plus jeunes qui tout au long de leur scolarité primaire, ont le temps de s’imprégner des bons réflexes, à raison d’un matraquage systématique et répété ?
Une expérience à laquelle nous avons participé, a été tentée le 25 mai 2009 par l’Association des Parents d’Elèves du lycée G. Flaubert à la Marsa, auprès des élèves des sept classes de 5ème, âgés de 12-13 ans. Des spécialistes : un pneumologue, un pédopsychiatre, un médecin scolaire, un psychologue ont été invités à intervenir lors d’un débat sur le tabagisme. Mais il nous a semblé que l’impact sur les élèves était faible. Peut-être qu’un jeu de rôles aurait plus d’intérêt.
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